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Mercredi, 20 Août 2008

Le mur

¿Que sont les murs?

Les murs sont de gigantesques constructions très bien fortifiées, minées et surveillées par une puissante armée de 160.000 soldats, des centaines de chars, des millions de mines, des barbelés, ainsi que d’ autres obstacles militaires.

Ces murs ont été construits par l’ armée marocaine en plein territoires du Sahara, quand il les a occupés militairement en 1975 et, ils remplissent une fonction essentielle: celle d’ appuyer les idéaux expansionnistes, de s’ approprier de terres qui n’ ont jamais appartenu au Maroc et de maintenir l’ occupation manu militari. Cependant, ces murs de nos jours ne représentent qu’ une véritable violation des droits humains les plus élémentaires de même qu’ une atteinte à la légalité internationale.

Quand sont apparus les murs?

Au moment où se retire l’ Espagne du territoire en 1975, la guerre se déclenche entre le Front Polisario et ses voisins du Nord (Le Maroc occupait le nord) et ceux du Sud (la Mauritanie en faisait de même par le sud). En 1979, cette dernière, au bord de l’ effondrement, signe un traité de paix avec le Front Polisario par lequel il renonce à ses prétentions annexionnistes. Le Maroc en profite aussitôt d’ une manière illicite en étendant l’ occupation à tous les territoires du Sahara. Cette mesure fut l’ objet d’ une dénonce du Front Polisario ainsi que des organismes internationaux.

Le Front Polisario redouble ses attaques en légitime défense, ce qui provoque quasiment l’anéantissement du royaume du Maroc qui, n’ ayant pas réussi son armée à occuper le Sahara Occidental, malgré ses différentes stratégies militaires, se voit poussé à chercher une solution magique ne tenant compte que de son point de vue. Hassan II, dans une appréciation de la situation politico-militaire du conflit en appelle à une autre soi-disant solution comme dernier recours : la construction des « murs criminels de la honte ».

Comment, quand et où les murs se sont constuits?

Les préparatifs et le début

Un force spéciale baptisée Larak et organisée par le colonel Ben Suman, qui était descendu du centre du Maroc, prit position à Abattih au sud de Tantan et en août de l’ année 1980 il se dirigea ver Ras el Janfra, une colline qui domine la vaste plaine entre les monts de Zini et Smara, avec un objectif surprenant : protéger les constructeurs d’ un gigantesque mur circulaire qui défendrait le Sahara des défaites passées...

Le terrain déblayé, avec des milliers de soldats le défendant, des centaines d’ excavatrice, de bulldozers, des brigades de sapeurs et d’ ingénieurs se mirent à bâtir un barrage, véritable obstacle qui quelques mois avant ne semblait pas réalisable mais qui sans aucun doute est devenu un fait et qui de nos jours se maintient, provoquant tout genre de malheurs et de désespoir.

Il fallu six phases pour aboutir la muraille qui ferma la boucle définitivement en avril 1987, avec son arrivée à l’ Océan Atlantique par la Güera. La construction grandiose cernait ainsi le Sahara Occidental.

Quelques observateurs signalent qu’auparavant aucune œuvre n’était similaire à celle-ci. Pendant que des ingénieurs, des sapeurs et d’ énormes excavatrices travaillaient jour et nuit, en même temps quarante mille soldats protégeaient les lieux. En fait, plus que par ses difficultés techniques, cette construction représentait un véritable défi par ses proportions.

Schéma de la localisation géographique des phases du mûr marocain dans le Sahara Occidental.

Quels son les objetifs militaires?

D’ après la version marocaine:

  • Empêcher les combattants de s’approcher des villes les plus importantes.
  • Protéger les gisements de Buccra ainsi que les richesses de la pêche.
  • Créer une concentration de forces suffisantes pour que les unités se couvrent les unes aux autres.
  • Eviter d’ être pris au dépourvu par les saharaouis par le biais des moyens de détection très sophistiqués, tels que radars, des barbelés, des murs en pierre, des murs de sable, etc.
  • Avoir le temps suffisant de répondre d’ une manière adécuate pour refouler une attaque saharaouis..
  • La création de ces murs supposera pour les saharaouis l’ accumulation de beaucoup de forces et de moyens pour l’ ouverture d’ un passage.

Structure et Compositione

Structure: Tous les quatre ou cinq kilomètres, on trouve un détachement, généralement d’ infanterie ; on peut trouver aussi d’ autres armes comme les parachutistes ou d’autres types de commandos. Tous les 15 kilomètres un radar fournit les données de feu aux batteries d’ artillerie, ayant devant des champs de mine, des barbelés…

Fiche technique des murs:
Tranche Longueur km Début Endroit affecté Fin
    Date Lien   Date Lien
500 8/1980 Ras el janfra Jreibichat, teuerguet, smara, sequen  y bu cra 6/1982 Bojador
300 2/12/83 s.o de bu cra Amgala. 24/1/84 teuerguet
320 2/4/84 Zac s.e de Marruecos Eydeiria y hauza 7/5/84 Ratmia
380 24/12/84 Lebaj s.e de marruecos Mahbes y farsia 17/1/85 Lebraiga
670 14/5/84 s.e de Amgala. Guelta, bir guenduz e imlili 1/9/85 leboirda
550 16/2/87 s. de taref el mujnza Auserd, tichla y el geurgarat 16/4/87 El geurgarat

Les murs se composent de:

  • Les murs de sable: sont construits sans interruption le long du dispositif défensif marocain ; dans certains endroits il y a sept rangées de murs de sable, l’ un derrière l’ autre.
  • Le mur en pierre: sont apparus pour la première fois le 02 mai 1987 une fois qu’ il était constaté que les murs de sable ne servait pas à empêcher le passage des saharaouis. Il a pour objectif de renforcer les murs de sable décrits ci-dessus. La hauteur de ce mur est de 80 cm., pouvant atteindre jusqu’à un mètre. D’ après les autorités marocaines, il sera nécessaire de plus de forces et de moyens pour pouvoir les détruire.
  • Les barbelés: ont été installés tout au long du mur marocain, principalement face aux points d’ appui ainsi que face aux points d’ observation. Ce sont de hautes barbelés qui atteignent parfois jusqu’ à 12 fils de fer.
  • Les tranchées antichars: se sont creusées dans le but d’ entraver l’ avance des chars et autres moyens de communication de l’ adversaire. Elles sont situées dans les points d’appui et dans les points d’ observation et aussi elles sont dissimulées entre les murs en pierre. Elles ont une profondeur de l’ ordre de 1 m. à 1,5 m. et de 1,5 m. à 2 m. de large.

Les obstacles explosifs:

  • Les champs de mine. ont été installés au début au pied du mur atteignant à certains endroits une largeur de 1,5 kilomètre, mais à cause du soulèvement des saharaouis, les champs se sont élargis peu à peu jusqu’ au point qu’ ils ne remplissent plus aucun objectif selon les normes militaires. Toute la partie frontale du mur est semée de dangereux champs de mines antichars et antipersonnelles, qui ne font pas de distinction entre les personnes, provoquant au long des années des morts et de la peur.

    Ces mines se trouvent fréquemment aussi dans les flancs et à l’ intérieur des unités retranchées. Dans ce mur, on peut y trouver tous les champs de mines connus selon la dénomination tactique. En plus de cela, des centaines de ces mines sont munis d’ un appareil anti-levage qui empêche sa désactivation. (Pour davantage d’ information voir le danger des mines).

  • Le système de détection par radar: est considéré l’ élément fondamental dans le système défensif du mur puisque les radars sont installés tout au long du mur dans le but d’ apporter des renseignements de n’ importe quelle approche de personnes ou de voitures.

    L’ armée marocaine utilise une série très sophistiquée de radars, qui sont capables de détecter jour et nuit la présence d’ une personne à une distance de plus ou moins 30 kilomètres et celle d’ un véhicule à 60 Kms., sachant que les conditions atmosphériques peuvent affecter à la visibilité.

    Les radars les plus employés par l’ armée marocaine sont le Stentor, le Rasit ainsi que le Ratac, sans compter les puissants radars de Westinghouse qui, d’ après quelques sources, couvrent la totalité du territoire du Sahara Occidenta.

Dates global du murs

Référence Données Observations
01 Date de commencement Août de 1980
02 Date de finalisation 16/4/1987
03 Nombre d’ années 8 ans
04 Nombre de jours travaillés 917 jours théoriquement
05 Longueur totale 2720 kms
06 Point extrême nord Lebaj Sud-est du Maroc
07 Point extrême sud El guergarat Sud-Ouest du Sahara Occidental
08 Nombres de tranche 06 Quatre actives
09 Exécution la plus courte Le 4e mur 16,520 kms/h
10 Exécution la moins rapide La 1ère travée 1,039 kms/24 h (4)
11 Tranche la plus longue La 5ème 670 kms.
11 Tranche la plus courte La 2e 300 kms.

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Página traducida por el profesor Miguel Angel Marquez

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Agradecimiento especial a Alicia Guisado Riaño; así como a Bermeoko Udala, a Miren Josu Campos, a Gaizka Azcaray, a Kadi Bani, al profesor Miguel Angel Marquez, a besalde y tod@s los que ayudaron en este proyecto.