Les murs sont de gigantesques constructions très bien fortifiées, minées et surveillées par une puissante armée de 160.000 soldats, des centaines de chars, des millions de mines, des barbelés, ainsi que d’ autres obstacles militaires.
Ces murs ont été construits par l’ armée marocaine en plein territoires du Sahara, quand il les a occupés militairement en 1975 et, ils remplissent une fonction essentielle: celle d’ appuyer les idéaux expansionnistes, de s’ approprier de terres qui n’ ont jamais appartenu au Maroc et de maintenir l’ occupation manu militari. Cependant, ces murs de nos jours ne représentent qu’ une véritable violation des droits humains les plus élémentaires de même qu’ une atteinte à la légalité internationale.
Au moment où se retire l’ Espagne du territoire en 1975, la guerre se déclenche entre le Front Polisario et ses voisins du Nord (Le Maroc occupait le nord) et ceux du Sud (la Mauritanie en faisait de même par le sud). En 1979, cette dernière, au bord de l’ effondrement, signe un traité de paix avec le Front Polisario par lequel il renonce à ses prétentions annexionnistes. Le Maroc en profite aussitôt d’ une manière illicite en étendant l’ occupation à tous les territoires du Sahara. Cette mesure fut l’ objet d’ une dénonce du Front Polisario ainsi que des organismes internationaux.
Le Front Polisario redouble ses attaques en légitime défense, ce qui provoque quasiment l’anéantissement du royaume du Maroc qui, n’ ayant pas réussi son armée à occuper le Sahara Occidental, malgré ses différentes stratégies militaires, se voit poussé à chercher une solution magique ne tenant compte que de son point de vue. Hassan II, dans une appréciation de la situation politico-militaire du conflit en appelle à une autre soi-disant solution comme dernier recours : la construction des « murs criminels de la honte ».
Un force spéciale baptisée Larak et organisée par le colonel Ben Suman, qui était descendu du centre du Maroc, prit position à Abattih au sud de Tantan et en août de l’ année 1980 il se dirigea ver Ras el Janfra, une colline qui domine la vaste plaine entre les monts de Zini et Smara, avec un objectif surprenant : protéger les constructeurs d’ un gigantesque mur circulaire qui défendrait le Sahara des défaites passées...
Le terrain déblayé, avec des milliers de soldats le défendant, des centaines d’ excavatrice, de bulldozers, des brigades de sapeurs et d’ ingénieurs se mirent à bâtir un barrage, véritable obstacle qui quelques mois avant ne semblait pas réalisable mais qui sans aucun doute est devenu un fait et qui de nos jours se maintient, provoquant tout genre de malheurs et de désespoir.
Il fallu six phases pour aboutir la muraille qui ferma la boucle définitivement en avril 1987, avec son arrivée à l’ Océan Atlantique par la Güera. La construction grandiose cernait ainsi le Sahara Occidental.
Quelques observateurs signalent qu’auparavant aucune œuvre n’était similaire à celle-ci. Pendant que des ingénieurs, des sapeurs et d’ énormes excavatrices travaillaient jour et nuit, en même temps quarante mille soldats protégeaient les lieux. En fait, plus que par ses difficultés techniques, cette construction représentait un véritable défi par ses proportions.
Schéma de la localisation géographique des phases du mûr marocain dans le Sahara Occidental.
D’ après la version marocaine:
Structure: Tous les quatre ou cinq kilomètres, on trouve un détachement, généralement d’ infanterie ; on peut trouver aussi d’ autres armes comme les parachutistes ou d’autres types de commandos. Tous les 15 kilomètres un radar fournit les données de feu aux batteries d’ artillerie, ayant devant des champs de mine, des barbelés…
| Tranche | Longueur km | Début | Endroit affecté | Fin | ||
| Date | Lien | Date | Lien | |||
| 1º | 500 | 8/1980 | Ras el janfra | Jreibichat, teuerguet, smara, sequen y bu cra | 6/1982 | Bojador |
| 2º | 300 | 2/12/83 | s.o de bu cra | Amgala. | 24/1/84 | teuerguet |
| 3º | 320 | 2/4/84 | Zac s.e de Marruecos | Eydeiria y hauza | 7/5/84 | Ratmia |
| 4º | 380 | 24/12/84 | Lebaj s.e de marruecos | Mahbes y farsia | 17/1/85 | Lebraiga |
| 5º | 670 | 14/5/84 | s.e de Amgala. | Guelta, bir guenduz e imlili | 1/9/85 | leboirda |
| 6º | 550 | 16/2/87 | s. de taref el mujnza | Auserd, tichla y el geurgarat | 16/4/87 | El geurgarat |
Ces mines se trouvent fréquemment aussi dans les flancs et à l’ intérieur des unités retranchées. Dans ce mur, on peut y trouver tous les champs de mines connus selon la dénomination tactique. En plus de cela, des centaines de ces mines sont munis d’ un appareil anti-levage qui empêche sa désactivation. (Pour davantage d’ information voir le danger des mines).
L’ armée marocaine utilise une série très sophistiquée de radars, qui sont capables de détecter jour et nuit la présence d’ une personne à une distance de plus ou moins 30 kilomètres et celle d’ un véhicule à 60 Kms., sachant que les conditions atmosphériques peuvent affecter à la visibilité.
Les radars les plus employés par l’ armée marocaine sont le Stentor, le Rasit ainsi que le Ratac, sans compter les puissants radars de Westinghouse qui, d’ après quelques sources, couvrent la totalité du territoire du Sahara Occidenta.
| Nº | Référence | Données | Observations |
|---|---|---|---|
| 01 | Date de commencement | Août de 1980 | |
| 02 | Date de finalisation | 16/4/1987 | |
| 03 | Nombre d’ années | 8 ans | |
| 04 | Nombre de jours travaillés | 917 jours | théoriquement |
| 05 | Longueur totale | 2720 kms | |
| 06 | Point extrême nord | Lebaj | Sud-est du Maroc |
| 07 | Point extrême sud | El guergarat | Sud-Ouest du Sahara Occidental |
| 08 | Nombres de tranche | 06 | Quatre actives |
| 09 | Exécution la plus courte | Le 4e mur | 16,520 kms/h |
| 10 | Exécution la moins rapide | La 1ère travée | 1,039 kms/24 h (4) |
| 11 | Tranche la plus longue | La 5ème | 670 kms. |
| 11 | Tranche la plus courte | La 2e | 300 kms. |
Pagina dirigida por Gaici Nah.
Agradecimiento especial a Alicia Guisado Riaño; así como a Bermeoko Udala, a Miren Josu Campos, a Gaizka Azcaray, a Kadi Bani, al profesor
Miguel Angel Marquez, a besalde y tod@s los que ayudaron en este proyecto.